Quel est le lien entre nature et alimentation ?
L’alimentation est au cœur de nos vies, mais aussi de notre impact sur la biodiversité. Derrière chaque assiette se trouvent des choix agricoles, industriels et individuels qui influencent notre santé et celle des écosystèmes.
Les conséquences environnementales qui se cachent derrière notre alimentation ne sont pas les plus faciles à démasquer. Contrairement à la pollution des voitures ou des avions, la pollution des aliments, elle, est invisible. Mais si l’on achète des tomates en hiver par exemple, et qu’elles sont produites en agriculture conventionnelle, l’énergie consommée et la perte de biodiversité augmentent de manière démesurée sans même que l’on s’en aperçoive.
Ce qui nous inquiète aujourd’hui est que l’agriculture repose majoritairement sur l’industrialisation et les pesticides, Cela a un coût direct sur l’environnement mais aussi sur notre santé. L’utilisation massive de pesticides affecte quotidiennement la qualité de l’eau, de l’air et bien sûr, favorise l’effondrement de la biodiversité telle que les oiseaux, les abeilles, les grenouilles, (et évidemment les humains !) puisqu’ils se nourrissent directement de cet environnement empoisonné.

Pourquoi manger trop de viande est mauvais pour la planète ?

45 kg de viande par personne

L’élevage émet beaucoup de gaz à effet de serre. Ce sont ces gaz qui sont responsables du réchauffement climatique : le CO2, le méthane et le protoxyde d’azote. Les ruminants (vaches, moutons, chèvres) produisent du méthane, un gaz dont le “pouvoir réchauffant “ est 28 X supérieur à celui du CO2. Les engrais répandus dans les champs contiennent du protoxyde d’azote, un gaz au “pouvoir réchauffant” 300 X supérieur à celui du CO2.
La déforestation est également une conséquence grave de l’élevage car elle est utilisée pour gagner de l’espace de pâturage ou pour mettre en place des cultures destinées à l’élevage (graines, plantes), ce qui réduit drastiquement la biodiversité (-78%) et l’absorption de CO2 sur Terre.
Un dernier aspect à aborder est la pollution de l’eau et la consommation d’eau liées à l’élevage: les effluents (mélange riche en nitrate issu des excréments et des rejets des animaux) sont de graves polluants qui se retrouvent dans l’eau. L’élevage est aujourd’hui responsable de 73 % de la pollution de l’eau.
Les alternatives végétales : A titre d’exemple, on peut dire que la pousse d’1 kg de lentilles demande de 50 à 1500 litres d’eau contre 15 000 pour 1 k g de bœuf .
De combien faudrait-il réduire d’ici 2050 ? Selon l’objectif de neutralité carbone 2050 qu’on peut retrouver sur le site de l’Ademe, il faudrait réduire de 50% notre consommation de viande.
Sources : Ademe et Greenpeace
Et maintenant, on fait quoi nous ?

5 actions à mettre en place par les citoyens
- Accrocher un calendrier des fruits et légumes de saison dans ta cuisine
- Acheter ce que tu peux en bio
- Manger français (et local si possible)
- Acheter en circuit court (sur le marché ou à un producteur que tu connais)
- S’inscrire dans une AMAP ⟶ https://miramap.org/


Citoyens ET producteur·ices
En France, un régime réduisant de moitié la consommation de viande et de produits laitiers mais augmentant la consommation d’aliments végétaux, associée à une évolution des pratiques agricoles et systèmes de production permettrait de réduire l’empreinte carbone de la production alimentaire française de 50 % (Barbier, 2019).
Municipalités et conseils départementaux
- Plan local d’urbanisme favorisant l’agro-écologie
- Multiplication de jardins partagés
- Appels à projets d’agriculture urbaine
- Imposer des cours à l’école sur la saisonnalité, la restauration de la nature.
- Aider les acteurs de la restauration collective à s’approvisionner en bio et en local.
